Ceci n'est pas un outil pour te culpabiliser. Te faire plaisir est légitime, et personne ne devrait vivre en se privant de tout. NOYOLO rend simplement visible une chose qu'on n'apprend presque nulle part, surtout en France et dans les pays sans retraite par capitalisation : le coût d'opportunité. Chaque euro a deux vies possibles ; voir la seconde ne t'oblige à rien, elle te laisse juste choisir en connaissance de cause.
Le calcul : on additionne les dépenses que tu coches, on suppose que tu les investis chaque mois plutôt que de les consommer, et on les fait grandir à un rendement annuel (7 % par défaut). Les intérêts produisent à leur tour des intérêts : c'est l'intérêt composé. Plus l'horizon est long, plus l'écart devient vertigineux, non parce que tu épargnes davantage, mais parce que le temps travaille pour toi.
« Ça monte et ça descend »
Vrai sur un jour, un mois, une année. Beaucoup moins vrai sur 20 à 40 ans : historiquement, un indice actions mondial largement diversifié, conservé sur un horizon aussi long, a effacé ses baisses. Le temps lisse la volatilité.
« On peut tout perdre »
Sur UNE action, oui. Pas sur le marché entier. Un ETF indiciel monde, c'est détenir des milliers d'entreprises d'un coup : pour tout perdre, il faudrait que l'économie mondiale disparaisse, pas qu'une société fasse faillite.
« Plus prudent de garder son argent »
L'argent qui dort ne dort pas : l'inflation le grignote. À environ 2 % par an, tu perds près d'un tiers de ton pouvoir d'achat en 20 ans, garanti. Le vrai risque long terme, ce n'est pas d'investir : c'est de ne pas le faire.
« Il faut choisir le bon moment »
Non. Ce qui rend la bourse dangereuse, c'est le comportement : spéculer, paniquer, vendre au pire moment, l'effet de levier. Investir un petit montant chaque mois, sans jouer au plus malin, suffit. La régularité bat le timing.